Votre contrat d’expatriation touche à sa fin et vous n’avez toujours pas de proposition de poste. Vous commencez à vous inquiéter et la pression familiale est forte. Vous ne savez plus vers qui vous tourner et quelle démarche entreprendre. Gardez votre calme ! Les délais sont serrés mais il est encore temps de vous positionner et de saisir des opportunités pour trouver un poste. Votre situation n’est pas isolée mais vous devez accélérer ! Voici mes conseils pour y arriver avant l’été.

 

Pourquoi cette situation est-elle fréquente ?

 

Les retours d’expatriations sont compliqués à gérer dans beaucoup d’entreprises. Il n’est pas simple pour les Directions des Ressources Humaines de faire en sorte que des postes adéquats soient disponibles à votre retour. Par ailleurs, vous êtes sorti de leur scope pendant quelques années, de nouvelles personnes sont arrivées et elles ne vous connaissent pas forcément. Votre entreprise n’a pas non plus les moyens ni le temps de mesurer l’ampleur de votre évolution ni de savoir ce que vous souhaitez faire désormais. Rappelez-vous que votre rythme n’est pas celui de l’entreprise.
Surtout, n’attendez pas que votre entreprise vous fournisse votre prochaine mission. On est sur un sujet de mobilité interne, il faut co-construire avec votre société. Retroussez-vous les manches au plus vite, ravalez votre fierté et allez la décrocher !

Première démarche : trouvez la personne responsable de votre mobilité

Au sein des RH de votre entreprise, une personne des ressources humaines est responsable contractuellement de votre mobilité au retour. Reprenez votre contrat pour l’identifier. Elle n’est pas mentionnée ? Posez-vous cette question : « si je rentre, à défaut de nouvelle opportunité, de qui vais-je dépendre ? » « Est-ce que je reviens dans mon ancienne division ? » « Qui en est le DRH actuellement ? » Il est fort probable que cette personne soit votre contact numéro 1. A cette personne, vous pouvez exprimer votre inquiétude vis-à-vis de la suite, lui expliquer où vous en êtes, et surtout : ce que vous avez fait à l’étranger et ce que vous recherchez à l’idéal.

Votre objectif ? Lui permettre de faire le lien avec des opportunités, lui donner des arguments pour parler de vous en réunion de mobilité, lui donner des billes pour qu’elle sache vous présenter. Bref, l’aider à rechercher et à défendre votre candidature.

A éviter absolument ? Lui dire :

1/ « Ce que j’aimerais c’est un P&L ou manager des équipes»
Ce projet est beaucoup trop vague. Votre demande, présentée de cette façon, aura peu de chances d’aboutir.

2/ « Je suis ouvert à tout»
Vous risquez de recevoir des propositions non qualifiées que vous aurez du mal à décliner si elles ne vous conviennent pas, car vous n’avez pas de critères de refus puisque vous êtes ouvert à tout !

3/ « Vous avez prévu quoi pour moi ? »
Vous allez être sérieusement déçu ! Oui, le DRH doit vous proposer un poste à l’issue de votre expatriation mais sans votre participation, orientation, cela va être difficile pour lui de travailler dans ce sens. Et en attendant, pour vous le temps file…
Vous devez être moteur et expliquer le type de poste que vous recherchez à l’idéal et pourquoi. On croit souvent à tort qu’être précis va réduire les possibilités. Au contraire, cela permet d’aller plus vite voir suscite souvent des idées.

Vous n’avez toujours pas de poste à l’issue de cette démarche ? Voici deux options possibles.

Option 1 : Accepter une mission intermédiaire
Vous pouvez accepter une mission temporaire. Elle vous permettra de rentrer, de vous reconstituer un réseau en France et d’avoir un peu plus de temps pour trouver votre prochain poste. Ne le prenez surtout pas comme une punition ! Si vous prenez bien soin de la délimiter dans le temps et de lui donner un sens par rapport à vos compétences, vos acquis, votre projet, cette mission temporaire peut devenir un atout qui vous permettra de rebondir sur un poste très intéressant.

Un retour d’expatriation est rarement synonyme de saut professionnel immédiat. C’est souvent au deuxième poste après votre expatriation que l’évolution se présente.

Option 2 : Proposer de prolonger votre expatriation d’une année
Cette solution peut vous permettre de mieux valoriser les actions menées pendant vos 3-5 années d’expatriation. En effet, les résultats se font sentir toujours un peu après ; vous en récolterez donc les fruits. Par ailleurs, profitez de cette prolongation pour proposer à votre manager de participer à des projets transversaux qui vous permettront d’avoir de nouvelles interactions et qui vous rendront davantage visible en interne. Vous compléterez en plus vos compétences.

Vous l’aurez compris, le retour d’expatriation n’est pas simple. C’est pour cette raison que je vous recommande vivement de vous faire accompagner. Bénéficier d’une réflexion guidée, savoir vendre votre expatriation, vos réalisations, identifier clairement le prochain poste idéal, être conseillé pour piloter vos actions en interne vous permettra de garder le cap, l’énergie, le recul, la confiance et d’aboutir beaucoup plus vite. Sachez que vous pouvez légitimement solliciter cet accompagnement professionnel auprès de votre entreprise car elle en retire beaucoup de bénéfices ! Vous pouvez aussi décider de financer cet accompagnement à titre personnel pour mener une réflexion libre et être conseillé dans la confidence.

Cette transition du retour n’est pas évidente. Se faire aider pour la réussir fait du sens.

Voici le témoignage de Didier, General Manager dans le secteur de l’industrie en Roumanie :


« Je t’adresse mes chaleureux remerciements car tu as été pour moi au fil de ce process de retour d’expatriation (stressant et parfois inconfortable), un guide de grande valeur, aux conseils toujours justes, cohérents et précieux. Alors un immense MERCI Caroline ! À la question “Recommanderiez-vous les services de Caroline à un ami ?” (notez de 1 à 10), je réponds “10” sans hésiter ! »

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